Friday, April 17, 2009

Sakura - Fleures de cerisiers !



C’est définitivement le printemps; les cerisiers fleurissent, les japonais préparent leurs rizières, j’ai serré mon appareil de chauffage au kérosène, je dors dans mes draps (et non mon sleeping bag), mon BBQ ne dérougit plus, les voisins jardinent, les ados sont en rut, les enfants muent et les coiffeuses s’enrichissent… bref, c’est le retour à la normale.

Cependant, un signe apparent nous indique le début du printemps au Japon. Vous l’avez devinez, ce sont les fleurs de cerisiers! Elles sont l’emblème des japonais; elles sont en quelque sorte pour eux ce qu’est la cabane à sucre pour nous. C’est une excuse pour sortir, se rassembler, se féliciter d’avoir survécu l’hiver, mais surtout une raison pour ENFIN boire sa petite broue au soleil et de socialiser tout en admirant le paysage. Croyez moi, c’est tout un paysage.



Les fleurs de cerisiers ne représentent pas seulement le printemps pour les japonais, mais aussi l’amour pour la nature. Le bouddhisme a amené beaucoup à ce symbole. On retrouve des images de les fameux arbres partout au Japon ; sur ta tasse de thé, dans les peintures, dans les Manga, sur le 100 yen (1$), poterie, etc. Ils produisent même des bières et du vin à la saveur de Sakura. Sans doute, les Japonais adorent le temps des fleurs de cerisiers et le démontrent très bien. Ils se réunissent à grand nombre sous les cerisiers. L’alcool coule comme la sève de nos érables. Certains jouent de la musique, d’autres chantent et les plus timides dansent. Je regarde en sirotant.



Malheureusement, les festivités sont éphémères… en seulement 4 à 7 jours, les pétales se mettent à tomber et les japonais se recommencent à travailler. Ils disent que les fleurs de cerisiers sont aussi le symbole de la vie d’un Samurai; elle est courte, mais elle est belle!

Monday, April 13, 2009

Le Masque...


Vous avez sûrement vu plusieurs personnes porter le masque au visage pendant l’épidémie du SRAS en 2003. C’était nécessaire afin de se protéger et de ne pas contaminer les autres. C’était aussi dans le but de freiner l’épidémie. Peut-être que certains d’entres vous l’ont déjà essayé ou même porté à un aéroport à ce temps là.
Chez nous, on voit le masque porté par nos amis les soudeurs, les chirurgiens, les infirmières, le dentiste, Carey Price, etc. Au Japon, tout le monde le porte! En fait, 99% des gens. Il n’y a qu’un pourcent d’immigrants sur cette île japonaise…
Un masque pour la toux, un masque pour les allergies, un masque pour les maux de gorge, un masque parce que j’ai froid aux dents, un masque pour cacher mon haleine de lendemain de veille, un masque par dessus mon masque pour ne pas le salir. Les masques….
Ayant déjà vécu en Asie du Sud-Est, je m’étais accoutumé à voir les masques que les asiatiques portent. Cependant, au Cambodge et au Vietnam, ils les portaient pour s’empêcher de respirer les hydrocarbures des voitures ou des mopettes. Ici, au Japon, on le porte pour de multiples raisons… et leur créativité m’impressionne. Je ris à chaque fois que je vois un japonais seul dans sa voiture porter son masque. Qui sait ce que l’annonceur à la radio pourrait transmettre. J’ai aussi vu un snowboarder porter son masque… non mais hein, on pourrait avaler les moustiques en descendant la bouche ouverte? Je ne serai pas surpris de voir une japonaise porter son masque à une première blind date… ou le Premier Ministre pendant un discours national. Ou même un astronaute japonais sur la lune porté son masque sous son casque! Ahhh…. Je m’arrête.
Avec toutes ses blagues sur le masque, je dois quand même avouer mon respect que j’ai pour ces gens qui le portent. Pourquoi….?
Imaginez vous donc que la semaine précédent Noël, tout mes élèves portaient le masque pendant le cours d’anglais. J’étais le seul dans la classe à ne pas le porter. Avec tout mon orgueil masculin, j’ai décidé de continuer le cours sans trop y penser… erreur. Le lendemain je partais pour le Canada, et j’ai été malade pendant Noël. Respectons le masque!

Wednesday, April 1, 2009



Je débute maintenant mon neuvième mois au Japon. L’hiver japonais fut très difficile, tant mentalement que physiquement. Les gens m’avaient prévenu, mais je rigolais quand ils me disaient qu’il faisait -5 en février. C’est rien comparativement à nos -30 québécois. Cependant, jamais j’aurais cru devoir m’adapter à un si grand changement. Non seulement il fait très froid à l’intérieur des maisons et des logements, les gens ne sortent pas énormément et se renferme dans des petites pièces chauffées.



Au Québec, nous avons la chance d’avoir nos immeubles isolés et une énergie non nocive pour la santé. Au Japon, le vent transperce mes murs pour faire bouger mon calendrier, mon verre d’eau gèle pendant la nuit (sans blague!) et je dois m’intoxiquer de vapeur de kerosène afin de chauffer ma chambre (au moins ça fait rire les oiseaux.). Il a tellement fait froid en février que mon réfrigérateur s’est arrêté parce que la température dans mon logement était plus basse que dans mon frigo!!! Mon sac de couchage MEC ‘Down’ m’a servi pendant trois mois. Je m’habillais dans ma douche car c’était la seule pièce chauffée après ma douche. Je m’évadais au gym, non seulement pour m’entraîner, mais pour profiter de la chaleur. Mon lavage ne séchait pas, il gelait! Bref, j’ai dû m’adapté à l’hiver japonais. Cependant, quand les fleurs de cerisiers apparaissent, c’est la renaissance et les japonais redeviennent fidèles à leurs coutumes festives. C’est le printemps.



L’hiver, ma saison préférée, est définitivement différent au Japon. J’habite dans une région du pays ou la neige est reconnue. Cependant, je ne l’ai vu que quelques jours au sol (on a blâmé le réchauffement). Comparativement à mes cinq mètres à Québec, je ne peux pas dire que j’ai été impressionné. Je me souviendrai toujours de l’accessibilité des sports d’hiver dans la capitale nationale; le ski de fond sur les plaines, au Domaine Maizeret ou Duschenay, la raquette dans la Forêt Montmorency ou dans le Parc de la Jacques Cartier, le snowboard à Stoneham ou à Ste-Anne. Bref, c’était tellement plus facile, et peut-être un bijou que nous ne pouvons connaître ailleurs. Cependant, ici, il n’y a que le Snowboard qui est disponible. Je ne peux pas me plaindre des conditions dans lesquelles j’ai pu pratiquer, mais je vais vous avouer de m’être ennuyé du ski de fond et de la raquette! Le ski de fond n’existe pas vraiment car la neige demeure au sol seulement dans les montagnes. La raquette… une paire de raquette Atlas me coûtait 420$. Come on, une Sapporo ne me coûte pas 20$ au Québec…. Qui profite de la mondialisation?