Je débute maintenant mon neuvième mois au Japon. L’hiver japonais fut très difficile, tant mentalement que physiquement. Les gens m’avaient prévenu, mais je rigolais quand ils me disaient qu’il faisait -5 en février. C’est rien comparativement à nos -30 québécois. Cependant, jamais j’aurais cru devoir m’adapter à un si grand changement. Non seulement il fait très froid à l’intérieur des maisons et des logements, les gens ne sortent pas énormément et se renferme dans des petites pièces chauffées.
Au Québec, nous avons la chance d’avoir nos immeubles isolés et une énergie non nocive pour la santé. Au Japon, le vent transperce mes murs pour faire bouger mon calendrier, mon verre d’eau gèle pendant la nuit (sans blague!) et je dois m’intoxiquer de vapeur de kerosène afin de chauffer ma chambre (au moins ça fait rire les oiseaux.). Il a tellement fait froid en février que mon réfrigérateur s’est arrêté parce que la température dans mon logement était plus basse que dans mon frigo!!! Mon sac de couchage MEC ‘Down’ m’a servi pendant trois mois. Je m’habillais dans ma douche car c’était la seule pièce chauffée après ma douche. Je m’évadais au gym, non seulement pour m’entraîner, mais pour profiter de la chaleur. Mon lavage ne séchait pas, il gelait! Bref, j’ai dû m’adapté à l’hiver japonais. Cependant, quand les fleurs de cerisiers apparaissent, c’est la renaissance et les japonais redeviennent fidèles à leurs coutumes festives. C’est le printemps.
L’hiver, ma saison préférée, est définitivement différent au Japon. J’habite dans une région du pays ou la neige est reconnue. Cependant, je ne l’ai vu que quelques jours au sol (on a blâmé le réchauffement). Comparativement à mes cinq mètres à Québec, je ne peux pas dire que j’ai été impressionné. Je me souviendrai toujours de l’accessibilité des sports d’hiver dans la capitale nationale; le ski de fond sur les plaines, au Domaine Maizeret ou Duschenay, la raquette dans la Forêt Montmorency ou dans le Parc de la Jacques Cartier, le snowboard à Stoneham ou à Ste-Anne. Bref, c’était tellement plus facile, et peut-être un bijou que nous ne pouvons connaître ailleurs. Cependant, ici, il n’y a que le Snowboard qui est disponible. Je ne peux pas me plaindre des conditions dans lesquelles j’ai pu pratiquer, mais je vais vous avouer de m’être ennuyé du ski de fond et de la raquette! Le ski de fond n’existe pas vraiment car la neige demeure au sol seulement dans les montagnes. La raquette… une paire de raquette Atlas me coûtait 420$. Come on, une Sapporo ne me coûte pas 20$ au Québec…. Qui profite de la mondialisation?
2 comments:
Malade... Mercipour la poutine, ce fut excellent!
C'etait ou, cette neige quand j'etais au Japon ?? J'espere que c'est deja parti quand je reviens par example...
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