L’été dernier, les représentants du Centre Culturel de la région Kurihara ont demandé aux ALTs de la région de préparer un cours d’anglais avec 6 leçons hebdomadaire qui seraient présentées au courant de l’automne. Nous pouvions choisir le sujet que nous désirions, mais avec l’idée d’enseigner quelques points grammaticaux. Certains ont choisi la cuisine, d’autre l’art, et même le tourisme. J’avais choisi de parler de l’individualisme occidental et de la collectivité japonaise. J’ai présenté hier soir, alors comme c’est tout frais, j’ai pensé de partager avec vous…
Tout d’abord, c’est important de bien différencier l’individualisme et le collectivisme. En fait, c’est bien simple; en général, une personne de chez nous pense de SE satisfaire avant les autres, tandis qu’une personne japonaise, va plutôt penser satisfaire les autres avant soi-même. Un pète! … mais, comment l’observons-nous dans la vie de tous les jours…
Quelques éléments de la langue japonaise nous le montre. En fait, ce n’est pas très commun de dire « de rien » ou « bienvenue » après être remercier. Pourquoi? Parce que si tu dis どういたしまして (do itashimashite) tu acceptes les remerciements et cela sous entends que tu as rendu service et que tu DOIS être remercier. Ouch! C’est compliquer, mais il est plutôt préférable de dire « いいえ! » qui veut est traduit en français Non non! Donc, tu dois sous-entendre, " non non, ce n’était rien!."
C’est aussi très impoli de dire non à quelqu'un qui t'offre quelque chose comme une sortie… alors les japonais vont plutôt dire « C’est un petit peu… » ちょっとう(chotto) et ne pas finir la phrase. Si quelqu’un te répond chotto, ça voudra dire que c’est un petit peu inconvénient… ce qui veut plutôt dire non! Pourquoi ne disent-ils pas directement non? Parce que pour eux, c’est honteux ce faire dire non ou être refuser en public. Alors, parce qu’ils ne veulent pas faire vivre une situation semblable aux autres gens, ils préfèrent sous-entendre la réponse non par des phrases comme « C’est un peu difficile… » « C’est préférable si… » « C’est une petit peu inconvenant… » !
Aussi, les « Bar-open » (飲み補題nomihodai) et « buffet à volonté(食べ補題tabehodai )représentent aussi le collectivisme. Nous préférons acheter nos bières individuellement, soit chacun achète ce qu’il désire manger ou boire. Cependant, ici, c’est plutôt les forfaits tout-inclus. Tu payes un certain prix, ensuite les serveurs/serveuses apporteront des repas et des breuvages pendant 2-3 heures. Par exemple, j’organisais un party avec mes amis étrangers de la province et mes amis japonais de ma région. C’était une soirée dans un petit bar local, nous faisions une soirée « open mic Christmas Carol. » Mes amis japonais préféraient que tout le monde paie 5000 yen pour une soirée incluant bouffe et boissons. C’était pour eux une façon que tout le monde soit sur la même longueur d’onde, dans le même bateau, dans le même trip. Cependant, les étrangers préféraient plutôt que chacun de nous dépense ce dont il désirait!
Un des exemples les plus frappant c’est l’étude des kanji. (les kanji sont les idéogrammes chinoises utilisés dans la langue japonaise… ils les étudient dès la maternelle et continuer toute leur vie…) En réalité, mes élèves japonais de première année apprennent 家族 (kazoku – famille) en deuxième année… mais le kanji 私 (watashi – je, moi) seulement en cinquième année. N’est-ce pas intéressant de savoir que le kanji pour famille est appris avant je-moi malgré sa complexité!!! De plus, quand les japonais se présente, ils commencent par leur nom de famille, contrairement à nous, qui commençons par le prénom et souvent nous omettons même le nom de famille. Je m’appelle Simon, mais appelle moi Bil. Autre fait marquant est lors des introductions. Une personne japonaise va plutôt se présenter comme membre d’un groupe soit une compagnie, d’une équipe de soccer, d’un club d’artiste, tandis que nous dirons plutôt ce que nous aimons faire, ou manger, ou des caractéristiques individuelles comme notre âge, le nombre d’enfants que nous avons et nos sports préférés.
J’ai une amie qui me demandait si le Japon avait des tendances communistes… en oubliant l’économie capitaliste, c’est difficile de dire non pour différentes raisons comme leur philosophie collective!
Un petit vidéo à voir....
http://www.youtube.com/watch?v=g_RM8To5mjU&feature=related
Sunday, December 13, 2009
Sunday, November 29, 2009
de génération en génération...
Chaque année, les élèves de première année du secondaire sont demandés de rendre visite aux personnes qui habitent dans le foyer d’accueil pour personnes âgées. Alors, pendant un mois, les élèves ont préparé leur visite en fabriquant de petites surprises comme des origami, des lectures de contes, des danses et même du bricolage. Comme j’ai dit plutôt pendant l’année, les élèves font différentes tâches communautaires dans le village. Par exemple, ils ont dû nettoyer le jardin de l’école, son terrain et même l’édifice elle-même (fenêtres, murs, plancher). La visite chez les personnes âgées en est un autre exemple.
Dans certaines écoles, ils doivent travailler bénévolement dans certaines petites entreprises locales comme le dépanneur, le boucher, le concessionnaire automobile. D’autres, comme la mienne, rendent visite au foyer pour personnes âgées. Je rappelle que mes parents étaient proprio d’un foyer d’accueil alors j’ai vécu avec Huguette, André, Rose-Marie, etc. Ce n’était pas toujours évident pour nous, mais pour eux, c’était un changement de routine quand nous y étions. C’était un cadeau du ciel quand ma petite sœur arrivait de l’école; de la visite!
Cependant, pour nous, ce n’était pas toujours évident, comme pour mes élèves.
La journée s’est très bien déroulée. Près de 40 patients résident au foyer, la plupart semi-autonomes. En arrivant, les élèves ont écouté un discours d’un infirmier de la place qui racontait la théorie du vieillissement de la population, des problèmes de santé des patients, quelques –unes de leurs difficultés, les soins à donner, etc. Ensuite, c’était le tour de la petite vidéo éducative. Finalement, les élèves se sont déplacés dans les salons ou les gens attendaient. C’était incroyable de les voir. Les jeunes essayaient d’échanger, les adultes faisaient pareil. Certains réussissaient; d’autres échouaient. Malgré tout, les gens riaient et s’amusaient. On oubliait les petits problèmes quotidiens et on s’occupait du moment présent.
J’ai adoré l’expérience, même si cela me rappelait un passé que j’ai plus ou moins aimé. Nous avons vécu la misère de ces personnes seules, oubliées, et laissées à elle-même. C’était très triste. Lors de notre visite, mes élèves ont aussi remarqué cette réalité des foyers pour personnes âgées. Le but de l’exercice n’était pas seulement de « rendre visite » et divertir les petits vieux, mais bien de faire reconnaître aux élèves, la prochaine génération, la réalité des personnes âgées et leurs problèmes. Malgré leur âge, ils doivent être aimés, se sentir aimés, et être écoutés, tout comme les jeunes!
Sunday, October 25, 2009
Les randonnées
Il y a plusieurs choses qui m'ont poussé à prendre la décision de rester pour une deuxième année. Une d'entres elles: la nature. Qui aurait su que sur un territoire grand comme la Californie sur lequel résident plus de la moitié de la population américaine (130 millions habitants) il y aurait encore de la forêt, des montagnes boisées, des animaux, et des rivières? Peut-être parce que j'habite au Nord du Japon? Bref, mon village se situe au pied du Mont Kurikoma. Depuis mon appartement, j'ai ce merveilleux spectacle à tous les semaines.

Comme au Québec, les feuilles changent de couleurs à l'automne. Elles passent du vert au mauve, jaune, rouge, orange, etc. Pas besoin d`expliquer les couleurs d`automne aux quebecois. Cependant, les feuilles sont beaucoup plus petites ici, donc on ne peut pas se gâter en sautant dans les tas de feuilles, donc on s'amuse à regarder le paysage. Voici quelques exemples.


L'hiver, c'est une autre histoire. Chez nous, il neige temporairement, mais dans les montagnes elle y reste. Ça me permet d'aller goûter à la vrai poudre. Je n'ai jamais fait de snowboard dans des conditions aussi constantes! C'est génial. Le froid des derniers jours me chatouillent! J'ai hâte à l'hiver prochain. Aussi, il y a les bains "nordiques" dans toutes les régions du Japon. Voilà, un avantage de vivre dans un territoire volcanique! Voici des photos des "onsen".


En décidant de faire un blog, je me suis promis de ne pas inclure de chroniques à propos de ma vie personnelle et seulement écrire à propos de mon expérience dans les écoles et le village. Cependant, depuis quelques semaines, j'ai marché dans quelqu'uns des plus beaux paysages de ma vie. Nous sommes montés au sommet des monts dans le parc Daisetsuzan (Hokkaido), Mont Kurikoma (Miyagi) et Chokai (Akita - Yamagata) dans le dernier mois. Le parc national Daisetsuzan figure parmis les plus beaux endroits au Japon. D'ailleurs c'est le parc national le plus grand ici. Nous avons passé 5 jours dans les sentiers du parc, escaladé 4 monts différents, dormi dans des huttes très bien entretenues, et même vu une famille de renards s'amuser près de nous. Un vrai paradis sur terre! Encore, voici quelques photos de mes marches de cet année. Petit fait culturel: la plupart des gens qui font de la rando sont à la retraite! Les plus jeunes n'ont pas le temps ou tout simplement préfère prendre leurs congés "relaxes" plutôt de s'évader dans la nature. Ils manquent tout un spectacle!





Nous avons été chanceux. Les huttes ou nous dormions etaient tellement bien entretenues. Il ne manquait que le foyer pour nous réchauffer. C'est peut-être un petit peu trop en demander pour un endroit si isolé. D'ailleurs notre dernière nuit, nous avons eu la hutte pour nous trois. L'endroit était magique! Je vous inclus un petit vidéo :
Comme au Québec, les feuilles changent de couleurs à l'automne. Elles passent du vert au mauve, jaune, rouge, orange, etc. Pas besoin d`expliquer les couleurs d`automne aux quebecois. Cependant, les feuilles sont beaucoup plus petites ici, donc on ne peut pas se gâter en sautant dans les tas de feuilles, donc on s'amuse à regarder le paysage. Voici quelques exemples.
L'hiver, c'est une autre histoire. Chez nous, il neige temporairement, mais dans les montagnes elle y reste. Ça me permet d'aller goûter à la vrai poudre. Je n'ai jamais fait de snowboard dans des conditions aussi constantes! C'est génial. Le froid des derniers jours me chatouillent! J'ai hâte à l'hiver prochain. Aussi, il y a les bains "nordiques" dans toutes les régions du Japon. Voilà, un avantage de vivre dans un territoire volcanique! Voici des photos des "onsen".
En décidant de faire un blog, je me suis promis de ne pas inclure de chroniques à propos de ma vie personnelle et seulement écrire à propos de mon expérience dans les écoles et le village. Cependant, depuis quelques semaines, j'ai marché dans quelqu'uns des plus beaux paysages de ma vie. Nous sommes montés au sommet des monts dans le parc Daisetsuzan (Hokkaido), Mont Kurikoma (Miyagi) et Chokai (Akita - Yamagata) dans le dernier mois. Le parc national Daisetsuzan figure parmis les plus beaux endroits au Japon. D'ailleurs c'est le parc national le plus grand ici. Nous avons passé 5 jours dans les sentiers du parc, escaladé 4 monts différents, dormi dans des huttes très bien entretenues, et même vu une famille de renards s'amuser près de nous. Un vrai paradis sur terre! Encore, voici quelques photos de mes marches de cet année. Petit fait culturel: la plupart des gens qui font de la rando sont à la retraite! Les plus jeunes n'ont pas le temps ou tout simplement préfère prendre leurs congés "relaxes" plutôt de s'évader dans la nature. Ils manquent tout un spectacle!
Nous avons été chanceux. Les huttes ou nous dormions etaient tellement bien entretenues. Il ne manquait que le foyer pour nous réchauffer. C'est peut-être un petit peu trop en demander pour un endroit si isolé. D'ailleurs notre dernière nuit, nous avons eu la hutte pour nous trois. L'endroit était magique! Je vous inclus un petit vidéo :
Thursday, October 8, 2009
Multicultralisme, Internationalisme, BenOuiisme!
Je vous préviens; ce message va sembler pessimiste, mais c’est un grand problème de l’école japonaise, et selon moi, de la société du Japon. Encore, c’est mon opinion.
Comme je vous l’avais dit, au Japon, il y a près de 99% des gens qui sont Japonais, les autres, nous enseignons l’anglais. Alors, le multi-culturalisme est nul. Nul. Alors, le gouvernement, incluant le Ministère de l’Éducation, essaie par tous les moyens de faire connaître les cultures étrangères ou même l’étranger! Ils en ont besoin. Chaque semaine, j’ai une question idiote (je ne me gêne pas de l’avouer) concernant mon pays. La meilleure cette semaine fut : « Est-ce que vous avez des arachides au Canada? »
Cependant, ils essaient fort de montrer qu’ils veulent être plus « international ». Un exemple, bien entendu, est moi! Le gouvernement me paie pour vivre dans un village. Je suis le seul étranger parmi 3000 habitants. Ils veulent éduquer les gens du village sur l’internationalisation… et ce beau grand mot passe par moi? Ma présence dans le village? J’enseigne l’inter-culturalisme. J’adore ce mot!
L’anglais est aussi présent partout, ce qui montre qu’ils sont intéressés? Ou peut-être est-ce du marketing parce que c’est « cool »? Ah et le français aussi. Cependant, j’ai déjà lu : « je veux être tomber amoureux avec to!! Ma chérie. » ou en anglais, un élève, « too drunk to fuck! » C’est du non-sense. Entres étrangers, on appelle ça, Engrish! (les japonais confondent le son « l » pour « r ». Cherchez sur google pour une partie de plaisir.

Il y a aussi le fameux English Recitation Contest. Les étudiants du secondaire 2 et 3 doivent réciter un texte en anglais devant une salle pleine. Alors, pendant deux mois, ces élèves courageux passeront des heures à mémoriser un texte et le prononcer jusqu’à temps qu’ils le font parfaitement. Le fruit de mon travail est de m’assurer qu’ils parlent exactement comme moi. N’est-ce pas génial? Maintenant, est-ce qu’ils comprennent ce qu’ils disent… non! Haha. Pas grave, ils gagneront, ils le noteront dans leur CV et ils seront félicités pour leur exploit et leur désir de connaître les pays étrangers!
Il y a aussi le Speech Contest. Celui-ci est encore plus comique. Les élèves sont demandés de rédiger un discours en anglais et de le dicter devant la salle. Après trois années de cours d’anglais, mes élèves ont créé aucun texte de plus de 4 lignes (sûrement parce que ce n’est pas dans les examens)… sont-ils vraiment capable d’écrire un texte de 500 mots sans erreur? La réponse est non. Qui pensez-vous rédige ce texte? Et oui, les GOD (Gaijin (gringo en espagnole) on Display). Alors le concours est en fait un texte rédigé par un étranger, sur un sujet que l’étudiant désire parler, et ensuite, ils doivent pratiquer chaque jour la prononciation avec l’auteur du texte. Vive l’interculturalisme.

Un autre concours? Et oui, pourquoi pas. Voici maintenant le concours de sketch dont l’humour américain est important. Non celui du Canada, ou l’Australie; Américain! Encore… les élèves n’avaient pas d’idées et les enseignants japonais non plus… pourquoi? Parce qu’ils ne connaissent pas l’humour américain. (comme s’ils étaient si différents!;)) Alors, devinez qui a dû rédiger le sketch? Le GOD canadien évidemment! In GOD we trust, j’ai écrit un petit sketch (vidéo)… qu’ont fait mes élèves pour performer? Vous l’avez deviné. Ils ont mémorisé le sketch!
Ce qui me plaît le plus dans toute cette histoire… nous avons remporté les prix!!! Alors, mes élèves pourront dire qu’ils aiment les cultures étrangères lors de leur entrevue pour l’école secondaire supérieur (High School). Vive l’interculturalisme.
Comme je vous l’avais dit, au Japon, il y a près de 99% des gens qui sont Japonais, les autres, nous enseignons l’anglais. Alors, le multi-culturalisme est nul. Nul. Alors, le gouvernement, incluant le Ministère de l’Éducation, essaie par tous les moyens de faire connaître les cultures étrangères ou même l’étranger! Ils en ont besoin. Chaque semaine, j’ai une question idiote (je ne me gêne pas de l’avouer) concernant mon pays. La meilleure cette semaine fut : « Est-ce que vous avez des arachides au Canada? »
Cependant, ils essaient fort de montrer qu’ils veulent être plus « international ». Un exemple, bien entendu, est moi! Le gouvernement me paie pour vivre dans un village. Je suis le seul étranger parmi 3000 habitants. Ils veulent éduquer les gens du village sur l’internationalisation… et ce beau grand mot passe par moi? Ma présence dans le village? J’enseigne l’inter-culturalisme. J’adore ce mot!
L’anglais est aussi présent partout, ce qui montre qu’ils sont intéressés? Ou peut-être est-ce du marketing parce que c’est « cool »? Ah et le français aussi. Cependant, j’ai déjà lu : « je veux être tomber amoureux avec to!! Ma chérie. » ou en anglais, un élève, « too drunk to fuck! » C’est du non-sense. Entres étrangers, on appelle ça, Engrish! (les japonais confondent le son « l » pour « r ». Cherchez sur google pour une partie de plaisir.
Il y a aussi le fameux English Recitation Contest. Les étudiants du secondaire 2 et 3 doivent réciter un texte en anglais devant une salle pleine. Alors, pendant deux mois, ces élèves courageux passeront des heures à mémoriser un texte et le prononcer jusqu’à temps qu’ils le font parfaitement. Le fruit de mon travail est de m’assurer qu’ils parlent exactement comme moi. N’est-ce pas génial? Maintenant, est-ce qu’ils comprennent ce qu’ils disent… non! Haha. Pas grave, ils gagneront, ils le noteront dans leur CV et ils seront félicités pour leur exploit et leur désir de connaître les pays étrangers!
Il y a aussi le Speech Contest. Celui-ci est encore plus comique. Les élèves sont demandés de rédiger un discours en anglais et de le dicter devant la salle. Après trois années de cours d’anglais, mes élèves ont créé aucun texte de plus de 4 lignes (sûrement parce que ce n’est pas dans les examens)… sont-ils vraiment capable d’écrire un texte de 500 mots sans erreur? La réponse est non. Qui pensez-vous rédige ce texte? Et oui, les GOD (Gaijin (gringo en espagnole) on Display). Alors le concours est en fait un texte rédigé par un étranger, sur un sujet que l’étudiant désire parler, et ensuite, ils doivent pratiquer chaque jour la prononciation avec l’auteur du texte. Vive l’interculturalisme.
Un autre concours? Et oui, pourquoi pas. Voici maintenant le concours de sketch dont l’humour américain est important. Non celui du Canada, ou l’Australie; Américain! Encore… les élèves n’avaient pas d’idées et les enseignants japonais non plus… pourquoi? Parce qu’ils ne connaissent pas l’humour américain. (comme s’ils étaient si différents!;)) Alors, devinez qui a dû rédiger le sketch? Le GOD canadien évidemment! In GOD we trust, j’ai écrit un petit sketch (vidéo)… qu’ont fait mes élèves pour performer? Vous l’avez deviné. Ils ont mémorisé le sketch!
Ce qui me plaît le plus dans toute cette histoire… nous avons remporté les prix!!! Alors, mes élèves pourront dire qu’ils aiment les cultures étrangères lors de leur entrevue pour l’école secondaire supérieur (High School). Vive l’interculturalisme.
Wednesday, September 16, 2009
Une question qui gagne!
La semaine dernière, j'ai une amie qui a eu un accident de route dans son village. Heureusement, il n'y a pas eu de blessés graves, mais l'estimation des réparations de sa voiture a monté jusqu'à 6000$. Évidemment, elle n'était pas prête à payer pour les réparations comme sa voiture ne valait que 2000$. Alors, cette semaine, nous sommes allés magasiner pour des voitures.
Nous sommes allés voir le Concessionnaire de la région qui "parle" anglais. Il nous a tout d'abord servi le thé et ensuite il a expliqué le déroulement des assurances, les licences, les enregistrements, etc. Finalement, il nous a montré deux voitures dont il offrait à mon amie. Comme tout concessionnaire, le vendeur parlait à l'homme et non à la femme, même si c'était elle qui achetait! Je ne m'y connais vraiment pas quand vient le temps de magasiner une nouvelle voiture et je ne suis aucunement gêné de le dire. Je peux débattre sur ben des sujets, mais quand vient le temps de comparer des chars, je m'arrête aux couleurs! Bref, le monsieur a parlé, décrit les voitures et a offert ses prix. Comme je ne m'y connais pas, j'ai posé quelques questions sur les voitures. Ensuite, j'ai posé une question sur le prix. La réponse: je baisse mon prix de 20%! Bordel, si tous les vendeurs étaient comme ça au Québec, je n'aurai jamais acheté de Plymouth Horizon! Bref, ma question a été répondue par une diminution de prix... mon amie n'a rien vu aller... alors j'ai dû lui expliquer ce qui venait de se passer. On accepte l'offre et on quitte le concessionnaire.
Dans la voiture, nous nous mettons à réfléchir sur la raison pour laquelle il a baissée son prix si rapidement. Notre raisonnement nous a mené une réponse possible: les japonais détese confronter. Nous voulions tout simplement savoir et avoir plus d'informations. Une chose bien normal pour nous de poser des questions quand nous ne comprenons pas. Ou tout simplement donner son avis, son opinion, ses arguments quand nous ne sommes pas d'accord. Nous vivons dans une société ou nous pouvons débattre. Les étudiants qui demandent des baisses de frais de scolarité en est un bon exemple. Au Japon, c'est innacceptable de confronter les supérieurs de la hiérarchies sociales. Tout comme c'est décourager de dire son opinion devant un publique. Il y a aussi un "système" social pour parler avec une personne plus âgée et un supérieur. Quand un étranger vient au Japon, il n'est pas au courant de tous ces principes, et même après plusieurs années, il en apprendra encore. Imaginez le jour ou le Japon ouvrira davantage ses portes à l'immigration, le débat que les japonais auront sur les "accomodements raisonnables"! Qu'accepteront-ils pour que nous soyons accepter comme un japonais?
Nous sommes allés voir le Concessionnaire de la région qui "parle" anglais. Il nous a tout d'abord servi le thé et ensuite il a expliqué le déroulement des assurances, les licences, les enregistrements, etc. Finalement, il nous a montré deux voitures dont il offrait à mon amie. Comme tout concessionnaire, le vendeur parlait à l'homme et non à la femme, même si c'était elle qui achetait! Je ne m'y connais vraiment pas quand vient le temps de magasiner une nouvelle voiture et je ne suis aucunement gêné de le dire. Je peux débattre sur ben des sujets, mais quand vient le temps de comparer des chars, je m'arrête aux couleurs! Bref, le monsieur a parlé, décrit les voitures et a offert ses prix. Comme je ne m'y connais pas, j'ai posé quelques questions sur les voitures. Ensuite, j'ai posé une question sur le prix. La réponse: je baisse mon prix de 20%! Bordel, si tous les vendeurs étaient comme ça au Québec, je n'aurai jamais acheté de Plymouth Horizon! Bref, ma question a été répondue par une diminution de prix... mon amie n'a rien vu aller... alors j'ai dû lui expliquer ce qui venait de se passer. On accepte l'offre et on quitte le concessionnaire.
Dans la voiture, nous nous mettons à réfléchir sur la raison pour laquelle il a baissée son prix si rapidement. Notre raisonnement nous a mené une réponse possible: les japonais détese confronter. Nous voulions tout simplement savoir et avoir plus d'informations. Une chose bien normal pour nous de poser des questions quand nous ne comprenons pas. Ou tout simplement donner son avis, son opinion, ses arguments quand nous ne sommes pas d'accord. Nous vivons dans une société ou nous pouvons débattre. Les étudiants qui demandent des baisses de frais de scolarité en est un bon exemple. Au Japon, c'est innacceptable de confronter les supérieurs de la hiérarchies sociales. Tout comme c'est décourager de dire son opinion devant un publique. Il y a aussi un "système" social pour parler avec une personne plus âgée et un supérieur. Quand un étranger vient au Japon, il n'est pas au courant de tous ces principes, et même après plusieurs années, il en apprendra encore. Imaginez le jour ou le Japon ouvrira davantage ses portes à l'immigration, le débat que les japonais auront sur les "accomodements raisonnables"! Qu'accepteront-ils pour que nous soyons accepter comme un japonais?
Wednesday, August 26, 2009
les familles du Japon
Depuis quelques semaines, les thèmes de mon cours d’anglais du soir, pour les adultes, discutent de la famille et des adolescents (étudiants). Un soir, comme devoir, j’avais demandé à mes étudiants de répondre à la question suivante : « Pour vous, comment décririez-vous une famille idéale? » Voilà une question bien simple, mais qui peut différer d’une personne à l’autre.
À ma grande surprise, j’ai reçu que des déceptions de la situation familiale actuelle au Japon. Nous le savons, la société japonaise est très conservatrice et selon moi, aurait besoin d’un grand ménage révolutionnaire, surtout dans le domaine d’éducation! Cependant, la situation familiale me semblait bien stable et en santé. J’étais très surpris!
Je vous épargne tous les détails, mais en gros, les points les plus importants étaient tout simplement de ne pas avoir du temps de qualité en famille. Souvent, les familles sont dépendantes du revenu paternel pour survivre pendant que la mère s’occupe des enfants à la maison. Il est très difficile pour une mère de retourner au travail parce qu’un employeur n’a pas tendance à réengager une personne qui n’a pas été sur le marché du travail pendant longtemps. Il ne semble pas avoir de lois non plus pour les femmes qui donnent naissance. De l’autre côté, le père demeure au travail pour de nombreuses heures, souvent 6 jours semaines. Pour ce qui est des enfants, et bien pour faire suite au dernier message, ils étudient le jour, pratiquent les sports après l’école, retournent à la maison pour les devoirs, donc n’ont pas de temps non plus pour « vivre » en famille. Ces mots venaient de mes trois étudiants, tous parents. C’est la réalité… c’est vraiment triste. Maintenant que j’y pense… je n’ai jamais rencontré mon voisin, père de famille de 3 de mes élèves! De plus, le taux de natalité du Japon est un des plus bas du monde… plusieurs facteurs sont en cause, mais….. peut-être une surcharge?
Chez nous, 40% des employés québécois font parti d’un syndicat; nous avons droit de se défendre légalement afin d’une surcharge de travail. Des gens, que nous payons, nous défendent contre des demandes « anormales » de nos employeurs. Peut-être le syndicalisme n’est pas si mauvais. Même qu’Obama lutte pour faire croître l’idée du syndicalisme aux U.S.A…
Anecdote : à mon arrivée, à ma première journée de travail précédent les vacances d’été des étudiants, j’ai retrouvé mon bureau sous les piles de « cahiers Canada », remplies de copies de mots, de phrases et de textes du livre et cahier d’exercices de mes élèves! Aucune créativité… que de la copie! Comme nous faisons pour punir les élèves qui n’ont pas fait leur devoir chez nous! De plus, pour bien accueillir les élèves après leurs vacances, les enseignants de toutes les matières leur donnent un EXAMEN qui était prévu… alors que pensez vous qu’ils ont fait pendant les vacances? COPIER et ÉTUDIER! haha
Ma première impression, lors de mon arrivée il y a exactement un an, était surtout de l’admiration de la culte de travail des japonais… maintenant, je débute ma deuxième année et je commence à sentir un peu de pitié…
À ma grande surprise, j’ai reçu que des déceptions de la situation familiale actuelle au Japon. Nous le savons, la société japonaise est très conservatrice et selon moi, aurait besoin d’un grand ménage révolutionnaire, surtout dans le domaine d’éducation! Cependant, la situation familiale me semblait bien stable et en santé. J’étais très surpris!
Je vous épargne tous les détails, mais en gros, les points les plus importants étaient tout simplement de ne pas avoir du temps de qualité en famille. Souvent, les familles sont dépendantes du revenu paternel pour survivre pendant que la mère s’occupe des enfants à la maison. Il est très difficile pour une mère de retourner au travail parce qu’un employeur n’a pas tendance à réengager une personne qui n’a pas été sur le marché du travail pendant longtemps. Il ne semble pas avoir de lois non plus pour les femmes qui donnent naissance. De l’autre côté, le père demeure au travail pour de nombreuses heures, souvent 6 jours semaines. Pour ce qui est des enfants, et bien pour faire suite au dernier message, ils étudient le jour, pratiquent les sports après l’école, retournent à la maison pour les devoirs, donc n’ont pas de temps non plus pour « vivre » en famille. Ces mots venaient de mes trois étudiants, tous parents. C’est la réalité… c’est vraiment triste. Maintenant que j’y pense… je n’ai jamais rencontré mon voisin, père de famille de 3 de mes élèves! De plus, le taux de natalité du Japon est un des plus bas du monde… plusieurs facteurs sont en cause, mais….. peut-être une surcharge?
Chez nous, 40% des employés québécois font parti d’un syndicat; nous avons droit de se défendre légalement afin d’une surcharge de travail. Des gens, que nous payons, nous défendent contre des demandes « anormales » de nos employeurs. Peut-être le syndicalisme n’est pas si mauvais. Même qu’Obama lutte pour faire croître l’idée du syndicalisme aux U.S.A…
Anecdote : à mon arrivée, à ma première journée de travail précédent les vacances d’été des étudiants, j’ai retrouvé mon bureau sous les piles de « cahiers Canada », remplies de copies de mots, de phrases et de textes du livre et cahier d’exercices de mes élèves! Aucune créativité… que de la copie! Comme nous faisons pour punir les élèves qui n’ont pas fait leur devoir chez nous! De plus, pour bien accueillir les élèves après leurs vacances, les enseignants de toutes les matières leur donnent un EXAMEN qui était prévu… alors que pensez vous qu’ils ont fait pendant les vacances? COPIER et ÉTUDIER! haha
Ma première impression, lors de mon arrivée il y a exactement un an, était surtout de l’admiration de la culte de travail des japonais… maintenant, je débute ma deuxième année et je commence à sentir un peu de pitié…
Wednesday, July 22, 2009
Vacances... ou non?
Les vacances sont commencées. Depuis, une semaine, il n’y a plus de cours. En réalité, durant les quatre prochaines semaines, les élèves profiteront des seules quatre semaines de l’année sans cours afin de s’amuser, mais pas comme nos élèves québécois.
Le terme vacance est bien différent pour les japonais. Même s’ils n’ont pas de cours, ils doivent tout de même venir à l’école pour différentes raisons. Conséquemment, un élève japonais passe 245 jours à l’école par année. Imaginez, un employé normal n’ayant aucune vacance par année va au boulot 260 fois par année (5 fois par semaine et 52 semaines)! Nos élèves québécois passent quelques 180 jours à l’école.
Pourquoi viennent-ils à l’école? Tout simplement parce qu’ils sont demandés de se présenter afin de faire leur course du matin. Oui Oui, en septembre, la compétition de la course à relais régionale aura lieue alors les élèves doivent se pratiquer en matinée, dès 7.30am! Ensuite, une heure et demi plus tard, ils iront à leurs pratiques sportives, comme le tennis, le basketball, le baseball ou le volleyball. En général, leurs pratiques vont durer trois heures. Vers midi, ceux qui sont chanceux et ne se sont pas inscrits à des compétitions interculturelles, comme le Speech Contest ou le Skit Contest ont la chance de retourner à la maison pour dîner. Sinon, je dois les entraîner à bien performer pour ces compétitions qui ont lieues à la fin août.
Que font-ils en après midi? Ah! Vs pensez qu’ils s’amusent? Et bien, avant que les élèves quittent pour les « vacances », les enseignants leur ont donné des travaux à compléter dans chacune des matières. Alors, ils ont aussi des devoirs et des études à faire pendant leurs « vacances. »
Un peu brusqué par tout ce travail pendant la période la plus amusante de l’année pour les élèves, habituellement, j’ai posé la question au directeur : « pourquoi les élèves n’ont pas de temps libre pendant les vacances estivales? » La réponse est bien claire : « pour qu’ils ne prennent pas de mauvaises habitudes! »
Je suis donc retourner à mon bureau afin de continuer ma partie de scrabble sur internet. ;)
Pendant une journée normale durant l’année, un élève va passer environ 10-12 heures à l’école. Évidemment, ces heures ne sont pas consacrées aux cours, mais bien aux activités culturelles, parascolaires, ménage, ou tout simplement pour socialiser. Quand l’école ferme, soit environ vers 8pm, certains élèves iront à des cours privés (JUKU ou CRAM school) afin de reprendre la matière perdue et à rattraper, ou tout simplement, afin de prendre de l’avance sur les autres. Souvent, ces élèves retourneront à la maison vers 10 pm!
Sur cela, chers québécois, je vous souhaite une belle journée et de belles vacances!!!! :)
Le terme vacance est bien différent pour les japonais. Même s’ils n’ont pas de cours, ils doivent tout de même venir à l’école pour différentes raisons. Conséquemment, un élève japonais passe 245 jours à l’école par année. Imaginez, un employé normal n’ayant aucune vacance par année va au boulot 260 fois par année (5 fois par semaine et 52 semaines)! Nos élèves québécois passent quelques 180 jours à l’école.
Pourquoi viennent-ils à l’école? Tout simplement parce qu’ils sont demandés de se présenter afin de faire leur course du matin. Oui Oui, en septembre, la compétition de la course à relais régionale aura lieue alors les élèves doivent se pratiquer en matinée, dès 7.30am! Ensuite, une heure et demi plus tard, ils iront à leurs pratiques sportives, comme le tennis, le basketball, le baseball ou le volleyball. En général, leurs pratiques vont durer trois heures. Vers midi, ceux qui sont chanceux et ne se sont pas inscrits à des compétitions interculturelles, comme le Speech Contest ou le Skit Contest ont la chance de retourner à la maison pour dîner. Sinon, je dois les entraîner à bien performer pour ces compétitions qui ont lieues à la fin août.
Que font-ils en après midi? Ah! Vs pensez qu’ils s’amusent? Et bien, avant que les élèves quittent pour les « vacances », les enseignants leur ont donné des travaux à compléter dans chacune des matières. Alors, ils ont aussi des devoirs et des études à faire pendant leurs « vacances. »
Un peu brusqué par tout ce travail pendant la période la plus amusante de l’année pour les élèves, habituellement, j’ai posé la question au directeur : « pourquoi les élèves n’ont pas de temps libre pendant les vacances estivales? » La réponse est bien claire : « pour qu’ils ne prennent pas de mauvaises habitudes! »
Je suis donc retourner à mon bureau afin de continuer ma partie de scrabble sur internet. ;)
Pendant une journée normale durant l’année, un élève va passer environ 10-12 heures à l’école. Évidemment, ces heures ne sont pas consacrées aux cours, mais bien aux activités culturelles, parascolaires, ménage, ou tout simplement pour socialiser. Quand l’école ferme, soit environ vers 8pm, certains élèves iront à des cours privés (JUKU ou CRAM school) afin de reprendre la matière perdue et à rattraper, ou tout simplement, afin de prendre de l’avance sur les autres. Souvent, ces élèves retourneront à la maison vers 10 pm!
Sur cela, chers québécois, je vous souhaite une belle journée et de belles vacances!!!! :)
Thursday, July 16, 2009
Une horloge sur deux jambes!
Et oui, il fait environ 35 degrés Celsius. J’ai chaud, je sue et je colle sur ma chaise. Vraiment désagréable. Je sais, l’été québécois cette année n’est pas le plus ensoleillée, alors j’arrête de critiquer la chaleur… évidemment, au Québec, quand il fait chaud, on se baigne. Au Japon, on se baigne à partir du premier juillet. Pourquoi? Parce que c’est comme ça. Même s’il fait 40 en juin, les piscines ne sont pas ouvertes… seulement en juillet! Aussi, les hommes mettent des chemises à manches courtes, laissent la cravate à la maison et osent même détacher le premier bouton. C’est la débandade!
Pauvre étranger dans cette culture disciplinée, j’ai fait une erreur. En me levant, je mets pantalons courts avec polo à manches longues. C’était le délire total dans le village. Et oui, l’étranger met des pantalons courts AVEC un gilet à MANCHES LONGUES? C’est absurde! J’ai dû expliquer que nous n’avons pas de « règles » pour s’habiller. Nous nous habillons comme nous le désirons, comme nous nous sentons et non parce que c’est le temps de l’année de mettre des chemises à manches courtes! Haha.
Ce n’est simplement un exemple, mais au Japon, il y a des « temps de l’année » pour tout. Pour monter le Mont Fuji, tu dois le faire entre le 1er juillet et le 30 août, sinon, ce n’est pas normal. Même s’il fait encore super beau en septembre, la saison est terminée, ils ne le montent pas! (évidemment, il y a certaines exceptions.)
Bref, le Japon est comme une horloge qui fonctionne sur deux jambes. À Uguisuzawa, il y a un message sur des haut-parleurs extérieurs qui annoncent un message venant de la ville. Souvent, ils préviennent les activités de la journée, avisent de faire attention aux enfants dans la rue, ou tout simplement, souhaitent la bonne journée. Cependant, il est évident que les résidents répondent aux messages en les acceptant comme routine quotidienne, par exemple, en faisant leurs exercices matinaux à 6h. Ensuite, c’est le départ pour l’école ou le travail. Il y a un autre message à midi et 17h qui annonce un message similaire. Conséquemment, la communauté semble fonctionner au rythme de l’horloge, tout comme le reste du Japon. C’est aussi semblable pour les saisons. Malheureusement, ne portant pas de montre, je suis tjrs une seconde ou deux en retard, évidemment!
Ps : Dernièrement, le Premier Ministre a déclenché une nouvelle mode masculine pour les bureaucrates japonais. Je n’ai plus à mentionner leur codes vestimentaires; chemises, cravates et pantalons. Cependant, le gouvernement japonais souhaite atteindre l’objectif fixé par le protocole de Kyoto et fera tout pour y parvenir. Il est même prêt à changer les coutumes. Et oui, il demande aux bureaucrates, et less autres japonais, de laisser la cravate à la maison dès juin afin de diminuer la dépense énergétique utilisée sur l’air conditionné. À lire… http://www.msnbc.msn.com/id/8046182/
Pauvre étranger dans cette culture disciplinée, j’ai fait une erreur. En me levant, je mets pantalons courts avec polo à manches longues. C’était le délire total dans le village. Et oui, l’étranger met des pantalons courts AVEC un gilet à MANCHES LONGUES? C’est absurde! J’ai dû expliquer que nous n’avons pas de « règles » pour s’habiller. Nous nous habillons comme nous le désirons, comme nous nous sentons et non parce que c’est le temps de l’année de mettre des chemises à manches courtes! Haha.
Ce n’est simplement un exemple, mais au Japon, il y a des « temps de l’année » pour tout. Pour monter le Mont Fuji, tu dois le faire entre le 1er juillet et le 30 août, sinon, ce n’est pas normal. Même s’il fait encore super beau en septembre, la saison est terminée, ils ne le montent pas! (évidemment, il y a certaines exceptions.)
Bref, le Japon est comme une horloge qui fonctionne sur deux jambes. À Uguisuzawa, il y a un message sur des haut-parleurs extérieurs qui annoncent un message venant de la ville. Souvent, ils préviennent les activités de la journée, avisent de faire attention aux enfants dans la rue, ou tout simplement, souhaitent la bonne journée. Cependant, il est évident que les résidents répondent aux messages en les acceptant comme routine quotidienne, par exemple, en faisant leurs exercices matinaux à 6h. Ensuite, c’est le départ pour l’école ou le travail. Il y a un autre message à midi et 17h qui annonce un message similaire. Conséquemment, la communauté semble fonctionner au rythme de l’horloge, tout comme le reste du Japon. C’est aussi semblable pour les saisons. Malheureusement, ne portant pas de montre, je suis tjrs une seconde ou deux en retard, évidemment!
Ps : Dernièrement, le Premier Ministre a déclenché une nouvelle mode masculine pour les bureaucrates japonais. Je n’ai plus à mentionner leur codes vestimentaires; chemises, cravates et pantalons. Cependant, le gouvernement japonais souhaite atteindre l’objectif fixé par le protocole de Kyoto et fera tout pour y parvenir. Il est même prêt à changer les coutumes. Et oui, il demande aux bureaucrates, et less autres japonais, de laisser la cravate à la maison dès juin afin de diminuer la dépense énergétique utilisée sur l’air conditionné. À lire… http://www.msnbc.msn.com/id/8046182/
Tuesday, June 16, 2009
La solidarité !
La solidarité communale et le patriotisme sont très importants au Japon et remonte loin dans l’histoire nipponne. En fait, elles résument réellement bien la culturelle japonaise et sont présentes dans plusieurs des aspects de la vie au Japon.
L’École japonaise, avec un grand E, promeut et encourage cet aspect dans plusieurs activités hors académique. On le voit au primaire quand les enfants préparent les assiettes de leurs amis sur l’heure dîner ou quand ils nettoient leur classe et milieux de travail. On le voit au secondaire quand ils font un travail de classe comme un Igloo à l’extérieur de l’école (mes élèves de Sec. 2 ont travaillé tout un après midi afin de compléter un igloo suite à une tempête de neige) ou quand ils préparent leurs spectacles et présentations aux parents et familles.
En fait, samedi dernier, l’école tenait une des deux réunions de village sur son terrain. J’étais bien content de savoir que j’étais invité à cette tradition japonaise… mais quand j’ai su que les gens commençaient leurs tâches à 6h00 du matin, j’étais un peu moins enthousiaste. Sérieusement, qui est bien heureux d’aller à l’école le samedi matin, surtout à 6h, pour tailler la pelouse, tirer sur les mauvaises herbes et replanter quelques fleurs. Pour moi, c’était inutile, une perte de temps et je me vois essayé de convaincre mes amis québécois de se réunir derrière l’école pour « faire du travail de l’aménagement paysagé autour de l’école. » Soit que la moitié sera lendemain de veille et l’autre en retard ou tout simplement absent! C’était loin d’être le cas quand je suis arrivé à l’école….
Malgré tout, je suis allé, oui, et de bonne humeur. D’ailleurs, j’ai adoré l’expérience. C’est quand nous passons à travers de moments difficiles, en groupe, que nous devenons plus forts, non?
À ma grande surprise, tout le monde était là. Les hommes taillaient la pelouse avec leur machine, les femmes avaient leur couteau à la main et les élèves leurs ciseaux et leurs mains dans la terre. C’était un choc total. Je me suis présenté à 6h, j’étais le dernier arrivé. C’était tout simplement magnifique de les voir entrain de travailler, afin de montrer leur loyauté à l’école et la solidarité communale du village. Je ne dis pas que tout le monde était heureux d’être là, et quels adolescents le seraient au Québec… mais ils étaient tout de même présents et avançait leur travail, certains silencieusement sans un mot négatif, et d’autres fiers de faire partie de cette équipe!
L’École japonaise, avec un grand E, promeut et encourage cet aspect dans plusieurs activités hors académique. On le voit au primaire quand les enfants préparent les assiettes de leurs amis sur l’heure dîner ou quand ils nettoient leur classe et milieux de travail. On le voit au secondaire quand ils font un travail de classe comme un Igloo à l’extérieur de l’école (mes élèves de Sec. 2 ont travaillé tout un après midi afin de compléter un igloo suite à une tempête de neige) ou quand ils préparent leurs spectacles et présentations aux parents et familles.
En fait, samedi dernier, l’école tenait une des deux réunions de village sur son terrain. J’étais bien content de savoir que j’étais invité à cette tradition japonaise… mais quand j’ai su que les gens commençaient leurs tâches à 6h00 du matin, j’étais un peu moins enthousiaste. Sérieusement, qui est bien heureux d’aller à l’école le samedi matin, surtout à 6h, pour tailler la pelouse, tirer sur les mauvaises herbes et replanter quelques fleurs. Pour moi, c’était inutile, une perte de temps et je me vois essayé de convaincre mes amis québécois de se réunir derrière l’école pour « faire du travail de l’aménagement paysagé autour de l’école. » Soit que la moitié sera lendemain de veille et l’autre en retard ou tout simplement absent! C’était loin d’être le cas quand je suis arrivé à l’école….
Malgré tout, je suis allé, oui, et de bonne humeur. D’ailleurs, j’ai adoré l’expérience. C’est quand nous passons à travers de moments difficiles, en groupe, que nous devenons plus forts, non?
À ma grande surprise, tout le monde était là. Les hommes taillaient la pelouse avec leur machine, les femmes avaient leur couteau à la main et les élèves leurs ciseaux et leurs mains dans la terre. C’était un choc total. Je me suis présenté à 6h, j’étais le dernier arrivé. C’était tout simplement magnifique de les voir entrain de travailler, afin de montrer leur loyauté à l’école et la solidarité communale du village. Je ne dis pas que tout le monde était heureux d’être là, et quels adolescents le seraient au Québec… mais ils étaient tout de même présents et avançait leur travail, certains silencieusement sans un mot négatif, et d’autres fiers de faire partie de cette équipe!
Thursday, May 21, 2009
Les poissons gigotent, les poissons barbottent, les poissons ne vivent plus dans l'eau...
Je viens de terminer mon dîner servi à l’école. Après avoir mangé, la responsable des repas me demande : « alors Simon, les croquettes étaient-elles bonnes? » Évidemment, je lui réponds que j’adore les croquettes. Elle me dit que c’était des croquettes de requin. Déception….
Depuis des milliers d’années, le peuple des îles nipponnes mange le riz pour les calories et le poisson pour ses protéines. Le poisson et le riz représentent l’identité de la nourriture japonaise. C’est peut-être la raison qui explique leur bonne santé physique et leur espérance de vie. Cependant, je pense que les japonais mangent beaucoup trop de poissons. Tout comme les américains qui mangent trop de bœufs. Ce sont deux problèmes différents qui ont le même résultat! La consommation humaine excessive laisse des traces. Dans le cas des japonais, c’est plutôt le vide.
Par année, en moyenne, un japonais va manger 70 kilo de poissons. À l’échelle mondiale, la moyenne par personne est de 13 kilo par personne. Je n’ai pas besoin d’en dire plus. Ils mangent tout : thon, saumon, oursins, requin, pieuvres, calmares, les œufs de poissons, les dauphins (20,000/an sont abattus) et même la baleine (environ 800/an). Malheureusement, le plus en danger semble être le thon rouge du pacifique et ce depuis la hausse de la popularité des sushis à l’échelle internationale. N’est-ce pas une drôle de coïncidence?
Maintenant, les japonais ne pêchent plus aux bords de leurs eaux. Non, ils doivent voyager vers l’Amérique du Sud et l’Antarctique pour réussir une bonne prise. N’est-ce pas alarmant et décourageant, et plus polluant dans un monde dit révolutionnaire? Au Québec, nous avons décidé de stopper les pêches avec des quotas ou même des abolition. Peut-être qu’il est trop tard pour certains poissons (la morue et la sole) comme ils sont considérés en grand danger. Nous avons procédé à des mesures préventives pour éviter le pire. Au Japon, je ne pense pas que nous y sommes rendus. Ils sont une mentalité forte patriotique, et conservatrice face aux changements culturels. En fait, si les japonais s’empêchent de pêcher, ils devront changer une alimentation dont l’histoire recule aux trois milles mondes. Est-ce que les japonais sont prêts à vivre un changement? Que vont-ils faire quand il n’y aura plus de poissons? Est-ce possible?
Je vous laisse sur ces photos du plus grand marché de poisson – Tsukiji – à Tokyo. Nous avons fait le tour Gwyn et moi pour s’arrêter sur différents types de poissons. Gwyn aimait bien me nommer les poissons qu’elle avait vus dans les eaux thaïlandaises… apparemment que certains perdent ou changent de couleurs quand ils meurent. Malheureusement, nous avons trouvé de la viande de baleine pour vraiment pas cher… n’est-ce pas illégal aujourd’hui?
Monday, May 18, 2009
À la conquête de la perfection...
Au Japon, rien ne se fait à la moitié. En fait, pour eux, il n'y pas de satisfaction de faire et de créer quelque chose si ce n'est pas parfait.
Rappelez vous de Daniel San dans Karaté Kid. Pauvre petit américain qui devait travailler jour et nuit pour atteindre la finale qui l'amenaient à défaire ses ennemis du village. Sans vous le cacher, Miyagi san représente la grande majorité des japonais. "Je parlerai anglais seulement quand j'aurai maîtrisé la langue." a déjà dit un japonais.( J'ai lu ce passage dans un livre ) Qu'ils réussissent ou non, ils auront essayé du mieux qu'ils ont pu afin d'atteindre la perfection. Mes élèves pratiquent à tous les jours leurs sports favoris et cela, sans coach. Ils le font parce qu'ils veulent être meilleurs. Pensez aux voitures japonaises telles que Toyota, Mazda, Subaru. Les trains (et les japonais) sont toujours à l'heure, à la seconde près. Malgré un des systèmes d'écritures les plus complexe au monde, moins de 1% des adultes est analphabète. Anecdote: en janvier, Gwyn qui me rendait visite était assise près d'un homme d'une soixantaine d'années. Il avait pris 30 minutes pour écrire, en anglais, trois phrases qu'ils voulaient dire à Gwyn. Il ne pouvait se permettre de lui demander avec une erreur. Maintenant, est-ce que nous prenons le temps de bien formulé nos phrases en anglais à Old Orchord avant de commander notre pizza?
Quand j'ai vu ce vidéo, je n'ai pu m'empêcher de sourire. Il pratique depuis l'âge de 3 ans.... http://www.youtube.com/watch?v=YMD_L8IDZnc
Rappelez vous de Daniel San dans Karaté Kid. Pauvre petit américain qui devait travailler jour et nuit pour atteindre la finale qui l'amenaient à défaire ses ennemis du village. Sans vous le cacher, Miyagi san représente la grande majorité des japonais. "Je parlerai anglais seulement quand j'aurai maîtrisé la langue." a déjà dit un japonais.( J'ai lu ce passage dans un livre ) Qu'ils réussissent ou non, ils auront essayé du mieux qu'ils ont pu afin d'atteindre la perfection. Mes élèves pratiquent à tous les jours leurs sports favoris et cela, sans coach. Ils le font parce qu'ils veulent être meilleurs. Pensez aux voitures japonaises telles que Toyota, Mazda, Subaru. Les trains (et les japonais) sont toujours à l'heure, à la seconde près. Malgré un des systèmes d'écritures les plus complexe au monde, moins de 1% des adultes est analphabète. Anecdote: en janvier, Gwyn qui me rendait visite était assise près d'un homme d'une soixantaine d'années. Il avait pris 30 minutes pour écrire, en anglais, trois phrases qu'ils voulaient dire à Gwyn. Il ne pouvait se permettre de lui demander avec une erreur. Maintenant, est-ce que nous prenons le temps de bien formulé nos phrases en anglais à Old Orchord avant de commander notre pizza?
Quand j'ai vu ce vidéo, je n'ai pu m'empêcher de sourire. Il pratique depuis l'âge de 3 ans.... http://www.youtube.com/watch?v=YMD_L8IDZnc
Friday, April 17, 2009
Sakura - Fleures de cerisiers !
C’est définitivement le printemps; les cerisiers fleurissent, les japonais préparent leurs rizières, j’ai serré mon appareil de chauffage au kérosène, je dors dans mes draps (et non mon sleeping bag), mon BBQ ne dérougit plus, les voisins jardinent, les ados sont en rut, les enfants muent et les coiffeuses s’enrichissent… bref, c’est le retour à la normale.
Cependant, un signe apparent nous indique le début du printemps au Japon. Vous l’avez devinez, ce sont les fleurs de cerisiers! Elles sont l’emblème des japonais; elles sont en quelque sorte pour eux ce qu’est la cabane à sucre pour nous. C’est une excuse pour sortir, se rassembler, se féliciter d’avoir survécu l’hiver, mais surtout une raison pour ENFIN boire sa petite broue au soleil et de socialiser tout en admirant le paysage. Croyez moi, c’est tout un paysage.
Les fleurs de cerisiers ne représentent pas seulement le printemps pour les japonais, mais aussi l’amour pour la nature. Le bouddhisme a amené beaucoup à ce symbole. On retrouve des images de les fameux arbres partout au Japon ; sur ta tasse de thé, dans les peintures, dans les Manga, sur le 100 yen (1$), poterie, etc. Ils produisent même des bières et du vin à la saveur de Sakura. Sans doute, les Japonais adorent le temps des fleurs de cerisiers et le démontrent très bien. Ils se réunissent à grand nombre sous les cerisiers. L’alcool coule comme la sève de nos érables. Certains jouent de la musique, d’autres chantent et les plus timides dansent. Je regarde en sirotant.
Malheureusement, les festivités sont éphémères… en seulement 4 à 7 jours, les pétales se mettent à tomber et les japonais se recommencent à travailler. Ils disent que les fleurs de cerisiers sont aussi le symbole de la vie d’un Samurai; elle est courte, mais elle est belle!
Monday, April 13, 2009
Le Masque...
Vous avez sûrement vu plusieurs personnes porter le masque au visage pendant l’épidémie du SRAS en 2003. C’était nécessaire afin de se protéger et de ne pas contaminer les autres. C’était aussi dans le but de freiner l’épidémie. Peut-être que certains d’entres vous l’ont déjà essayé ou même porté à un aéroport à ce temps là.
Chez nous, on voit le masque porté par nos amis les soudeurs, les chirurgiens, les infirmières, le dentiste, Carey Price, etc. Au Japon, tout le monde le porte! En fait, 99% des gens. Il n’y a qu’un pourcent d’immigrants sur cette île japonaise…
Un masque pour la toux, un masque pour les allergies, un masque pour les maux de gorge, un masque parce que j’ai froid aux dents, un masque pour cacher mon haleine de lendemain de veille, un masque par dessus mon masque pour ne pas le salir. Les masques….
Ayant déjà vécu en Asie du Sud-Est, je m’étais accoutumé à voir les masques que les asiatiques portent. Cependant, au Cambodge et au Vietnam, ils les portaient pour s’empêcher de respirer les hydrocarbures des voitures ou des mopettes. Ici, au Japon, on le porte pour de multiples raisons… et leur créativité m’impressionne. Je ris à chaque fois que je vois un japonais seul dans sa voiture porter son masque. Qui sait ce que l’annonceur à la radio pourrait transmettre. J’ai aussi vu un snowboarder porter son masque… non mais hein, on pourrait avaler les moustiques en descendant la bouche ouverte? Je ne serai pas surpris de voir une japonaise porter son masque à une première blind date… ou le Premier Ministre pendant un discours national. Ou même un astronaute japonais sur la lune porté son masque sous son casque! Ahhh…. Je m’arrête.
Avec toutes ses blagues sur le masque, je dois quand même avouer mon respect que j’ai pour ces gens qui le portent. Pourquoi….?
Imaginez vous donc que la semaine précédent Noël, tout mes élèves portaient le masque pendant le cours d’anglais. J’étais le seul dans la classe à ne pas le porter. Avec tout mon orgueil masculin, j’ai décidé de continuer le cours sans trop y penser… erreur. Le lendemain je partais pour le Canada, et j’ai été malade pendant Noël. Respectons le masque!
Wednesday, April 1, 2009
Je débute maintenant mon neuvième mois au Japon. L’hiver japonais fut très difficile, tant mentalement que physiquement. Les gens m’avaient prévenu, mais je rigolais quand ils me disaient qu’il faisait -5 en février. C’est rien comparativement à nos -30 québécois. Cependant, jamais j’aurais cru devoir m’adapter à un si grand changement. Non seulement il fait très froid à l’intérieur des maisons et des logements, les gens ne sortent pas énormément et se renferme dans des petites pièces chauffées.
Au Québec, nous avons la chance d’avoir nos immeubles isolés et une énergie non nocive pour la santé. Au Japon, le vent transperce mes murs pour faire bouger mon calendrier, mon verre d’eau gèle pendant la nuit (sans blague!) et je dois m’intoxiquer de vapeur de kerosène afin de chauffer ma chambre (au moins ça fait rire les oiseaux.). Il a tellement fait froid en février que mon réfrigérateur s’est arrêté parce que la température dans mon logement était plus basse que dans mon frigo!!! Mon sac de couchage MEC ‘Down’ m’a servi pendant trois mois. Je m’habillais dans ma douche car c’était la seule pièce chauffée après ma douche. Je m’évadais au gym, non seulement pour m’entraîner, mais pour profiter de la chaleur. Mon lavage ne séchait pas, il gelait! Bref, j’ai dû m’adapté à l’hiver japonais. Cependant, quand les fleurs de cerisiers apparaissent, c’est la renaissance et les japonais redeviennent fidèles à leurs coutumes festives. C’est le printemps.
L’hiver, ma saison préférée, est définitivement différent au Japon. J’habite dans une région du pays ou la neige est reconnue. Cependant, je ne l’ai vu que quelques jours au sol (on a blâmé le réchauffement). Comparativement à mes cinq mètres à Québec, je ne peux pas dire que j’ai été impressionné. Je me souviendrai toujours de l’accessibilité des sports d’hiver dans la capitale nationale; le ski de fond sur les plaines, au Domaine Maizeret ou Duschenay, la raquette dans la Forêt Montmorency ou dans le Parc de la Jacques Cartier, le snowboard à Stoneham ou à Ste-Anne. Bref, c’était tellement plus facile, et peut-être un bijou que nous ne pouvons connaître ailleurs. Cependant, ici, il n’y a que le Snowboard qui est disponible. Je ne peux pas me plaindre des conditions dans lesquelles j’ai pu pratiquer, mais je vais vous avouer de m’être ennuyé du ski de fond et de la raquette! Le ski de fond n’existe pas vraiment car la neige demeure au sol seulement dans les montagnes. La raquette… une paire de raquette Atlas me coûtait 420$. Come on, une Sapporo ne me coûte pas 20$ au Québec…. Qui profite de la mondialisation?
Wednesday, March 25, 2009
Le silence
Hier soir, les enseignants se réunissaient pour dire leurs adieux à ceux qui quittent pour une autre école. Cinq d'entre eux partiront à de endroits différents de la préfecture (province). Ainsi, nous nous sommes réfugiés dans une auberge d'un village voisin pour y passer la nuit. La soirée fut très bien préparée et très agréable. Le lendemain matin, nous nous sommes levés pour déjeuner. C'était servi avant que nous quittions pour le travail. Nous nous assoyons à la table, et, pendant 5 longues minutes, le silence.
S'il y a des choses aux quelles je ne me suis pas encore habitué, c'est bien de s'asseoir avec un groupe et manger en silence. Pour nous, un repas se partage pour socialiser. Nous avons été éduqués pour raconter nos journées pendant le souper. Nos parents nous enseignaient l'importance de verbaliser nos querelles de la journée, nos sentiments, nos anecdotes, tout en mangeant. Les japonais sont connus pour être réservés et silencieux; c'est souvent le cas. Je ne dis pas que c'est silencieux pour chaque repas, mais souvent, nous mangeons en silence. De plus, je suis moi-même quelqu'un assez silencieux quand vient le temps d'être en groupe... imaginez le choc pour ceux qui sont plus jasants.
Le silence est vu comme moment de réflexion. Le silence est la sagesse. Le silence a plus d'importance que les échanges. Les japonais admirent plutôt les gens qui réussissent à se faire comprendre sans parler. Souvent, lors d'une réunion, il n'est pas rare de voir tout le monde en silence autour de la table... c'est pour réfléchir. Dans notre cas, la plupart du temps, nous essayons de régler nos problèmes en les discutant. Ici, c'est tout le contraire. La cérémonie du thé est un autre bel exemple quand les japonais sont demandés de partager un moment en silence. Lors de la dégustation du thé, les gens doivent plutôt chérir l'ambiance zen de la pièce, se concentrer sur les manis employées, se détendre...
S'il y a des choses aux quelles je ne me suis pas encore habitué, c'est bien de s'asseoir avec un groupe et manger en silence. Pour nous, un repas se partage pour socialiser. Nous avons été éduqués pour raconter nos journées pendant le souper. Nos parents nous enseignaient l'importance de verbaliser nos querelles de la journée, nos sentiments, nos anecdotes, tout en mangeant. Les japonais sont connus pour être réservés et silencieux; c'est souvent le cas. Je ne dis pas que c'est silencieux pour chaque repas, mais souvent, nous mangeons en silence. De plus, je suis moi-même quelqu'un assez silencieux quand vient le temps d'être en groupe... imaginez le choc pour ceux qui sont plus jasants.
Le silence est vu comme moment de réflexion. Le silence est la sagesse. Le silence a plus d'importance que les échanges. Les japonais admirent plutôt les gens qui réussissent à se faire comprendre sans parler. Souvent, lors d'une réunion, il n'est pas rare de voir tout le monde en silence autour de la table... c'est pour réfléchir. Dans notre cas, la plupart du temps, nous essayons de régler nos problèmes en les discutant. Ici, c'est tout le contraire. La cérémonie du thé est un autre bel exemple quand les japonais sont demandés de partager un moment en silence. Lors de la dégustation du thé, les gens doivent plutôt chérir l'ambiance zen de la pièce, se concentrer sur les manis employées, se détendre...
Monday, March 23, 2009
La cérémonie des diplômes
Il y a deux semaines, mes élèves de troisième année au JHS et de 6ième année au primaire ont reçu leur diplôme d'étude à leur cérémonie de graduation. Je n'aurai jamais cru une cérémonie aussi élaborée. Elle était très organisée, très synchronisée, très japonaise. L'horaire était tellement précis, que le discours du directeur était prévu pour 9H32! J'ai mis ma sonnerie pour voir si c'était exact; ils ne se sont pas trompés.
Dans la salle, Il y avait tous les invités possible soient les parents, les frères et soeurs, le maire de la région, quelques conseillers de la ville, les directeurs de la banque et de la Japan Post! Bref, il ne manquait que Fido et Bingo! En début de cérémonie, les diplômés devaient marcher sur le tapis rouge qui les emmenait à leurs chaises respectives. Ensuite, il devait écouter les millions speechs qui précédaient les chansons. C'était un moment très triste. Tout le monde pleurait. Seul l'étranger ne versait pas de larmes... je comprenais pas pourquoi nous devions en verser une! N'est-ce pas un beau moment de vieillir, d'avoir réussi son JHS, de grandir et de passer à une autre étape? Cependant, quand j'ai su que mes élèves étaient ensemble depuis la maternelle, dans la même classe, j'ai vite réaliser à quel point ce doit être difficile de se séparer de ce groupe d'amis.
Parenthèse: à Uguisuzawa, il y 80 élèves à l'école Pré-Secondaire (Sec. 1, 2 et 3). Il y a environ 25-30 élèves par classe. Cependant, ils vivent ensemble, dans le même groupe, depuis la maternelle parce qu'ils sont tous du même village. Ils placent tous les élèves du même âge dans la même classe. Il n'existe pas un école JHS pour la région; il s'agit plutôt d'une école JHS par village. Ainsi, j'ai donc 80 élèves au secondaire. Mon ami de Hayama a 23 élèves dans son école. Ils ne sont pas assez pour former une équipe de base-ball masculine!!! Ce qui est le plus impressionnant c'est qu'il y a tout de même 15-20 employés par établissement, peu importe le nombre d'élèves. Enfin, quand vient le temps de l'école Senior HS, ils doivent se séparer car les meilleurs vont dans une école plus performante, et les autres ailleurs.
Bref, tout ça pour vous dire que les cérémonies de graduation se déroule très bien. C'est une cérémonie à laquelle les gens se doivent de pleurer. Elles ressemblement drôlement aux funérailles. Ce n'est pas une bonne cérémonie s'il n'y pas une personne qui a pleuré... j'ai donc dû verser une larme en saluant mes élèves pendant mon speech à la fin de la cérémonie.
Thursday, March 12, 2009
Les examens...
C’est la fin de l’année scolaire au Japon. Les élèves doivent étudier fort pour réussir leurs examens. Ceux-ci ont une très grande importance pour eux. S’ils échouent, ils ne peuvent aller à une école seconaire performante. S’ils réussissent, les portes s'ouvrent à eux. Évidemment, nous comprenons le système. Cependant, les écoles japonaises y mettent beaucoup d’importance et la pression est vraiment forte. Je la sens, je la vois, et je l’entends!
Écoutez, les élèves sont tellement stressés qu’ils oublient d’enlever leurs souliers en entrant. J’ai dû prévenir un élève! Un étranger dire à un japonais qu’il a oublié d’enlever ses souliers était pire qu’échouer son examen! Les toilettes se vident plus souvent, les crayonières japonaises doivent « aider » l’économie, les élèves n’ont plus le temps de jouer les sports, je suis donc seul à jouer au 21; en fait, tout le système est ébranlé!!! Les élèves doivent étudier! Est-ce qu’ils le font… évidemment. Un enseignant est allé en classe et plutôt d’y rester et donner une leçon, il a distribué une feuille de travail et a quitté. Les élèves devaient venir le voir à son bureau pour poser des questions. Je suis donc allé espionner pour voir s’ils étudiaient en classe… c’était le silence! Tête baissée, les élèves travaillaient toujours! Sans enseignant en classe!
Bref, ils m’épateront toujours, mais d’un autre côté, je trouve cela très décevant pour un élève de vivre une pression semblable. À 15 ans, ils doivent déjà travailler pour leur avenir et leur sort. Dire qu’au Québec, nous cherchons à abolir les examens contemporains et les remplacer par l’évaluation des compétences. C’était très difficile à expliquer en japonais, et même en français.
Écoutez, les élèves sont tellement stressés qu’ils oublient d’enlever leurs souliers en entrant. J’ai dû prévenir un élève! Un étranger dire à un japonais qu’il a oublié d’enlever ses souliers était pire qu’échouer son examen! Les toilettes se vident plus souvent, les crayonières japonaises doivent « aider » l’économie, les élèves n’ont plus le temps de jouer les sports, je suis donc seul à jouer au 21; en fait, tout le système est ébranlé!!! Les élèves doivent étudier! Est-ce qu’ils le font… évidemment. Un enseignant est allé en classe et plutôt d’y rester et donner une leçon, il a distribué une feuille de travail et a quitté. Les élèves devaient venir le voir à son bureau pour poser des questions. Je suis donc allé espionner pour voir s’ils étudiaient en classe… c’était le silence! Tête baissée, les élèves travaillaient toujours! Sans enseignant en classe!
Bref, ils m’épateront toujours, mais d’un autre côté, je trouve cela très décevant pour un élève de vivre une pression semblable. À 15 ans, ils doivent déjà travailler pour leur avenir et leur sort. Dire qu’au Québec, nous cherchons à abolir les examens contemporains et les remplacer par l’évaluation des compétences. C’était très difficile à expliquer en japonais, et même en français.
Tuesday, February 3, 2009
ah et en passant...
je vous envoie le blog a Gwyn. Elle vient de terminer sa semaine de vacances au Japon et elle se retrouve maintenant en Thailande. À elle de vous faire découvrir son projet...
http://asiagwyn.blogspot.com/
http://asiagwyn.blogspot.com/
une autre année ou pas?
Je suis d'accord, j'ai attendu longtemps avant d'écrire un message. En fait, j'attendais de vous confirmer la nouvelle. En début de semaine, j'ai décidé de renouveller mon contrat pour une autre année. La décision fut difficile à prendre, mais facile à accepter. Je serai dorénavant ici, à Uguisuzawa pour un autre 18 mois.
Évidemment, je suis triste de ne pas revoir tout ce beau monde québécois avant juillet 2010, mais je suis aussi très content de passer une année supplémentaire avec mes nouveaux chummeys et collègues de travail.
Cependant, je dois avouer qu'il se peut qu'il ne me reste quelques mois avec certains, car les enseignants sont demandés de changer d'école après 3 ans. C'est une règle administrative du Ministère de l'Éducation japonais. Bien entendu, ils sont déplacés dans une école de la région. Contrairement à nous, enseignants du Québec, les japonais ne peuvent enseigner à la même école toute leur carrière. Ils ont un maximum de 3 ans à enseigner dans la même école. Ensuite, ils sont transférés.
D'une manière je trouve ça triste et difficile pour les élèves, mais j'aime l'idée. En faisant ainsi, le gouvernement empêche les enseignants de s'installer dans une école et d'instaurer leur système. De plus, les enseignants partagent davantage leurs idées et leurs méthodes en cotôyant un plus grands nombre d'enseignants. C'est aussi le cas pour la direction. Les directeurs doivent changer d'établissement.
Ainsi, en avril, en début d'année scolaire japonais, les élèves devront saluer quelques enseignants. Je devrai faire pareil... alors à moi d'en profiter d'ici là!:)
Évidemment, je suis triste de ne pas revoir tout ce beau monde québécois avant juillet 2010, mais je suis aussi très content de passer une année supplémentaire avec mes nouveaux chummeys et collègues de travail.
Cependant, je dois avouer qu'il se peut qu'il ne me reste quelques mois avec certains, car les enseignants sont demandés de changer d'école après 3 ans. C'est une règle administrative du Ministère de l'Éducation japonais. Bien entendu, ils sont déplacés dans une école de la région. Contrairement à nous, enseignants du Québec, les japonais ne peuvent enseigner à la même école toute leur carrière. Ils ont un maximum de 3 ans à enseigner dans la même école. Ensuite, ils sont transférés.
D'une manière je trouve ça triste et difficile pour les élèves, mais j'aime l'idée. En faisant ainsi, le gouvernement empêche les enseignants de s'installer dans une école et d'instaurer leur système. De plus, les enseignants partagent davantage leurs idées et leurs méthodes en cotôyant un plus grands nombre d'enseignants. C'est aussi le cas pour la direction. Les directeurs doivent changer d'établissement.
Ainsi, en avril, en début d'année scolaire japonais, les élèves devront saluer quelques enseignants. Je devrai faire pareil... alors à moi d'en profiter d'ici là!:)
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