Thursday, May 21, 2009

Les poissons gigotent, les poissons barbottent, les poissons ne vivent plus dans l'eau...



Je viens de terminer mon dîner servi à l’école. Après avoir mangé, la responsable des repas me demande : « alors Simon, les croquettes étaient-elles bonnes? » Évidemment, je lui réponds que j’adore les croquettes. Elle me dit que c’était des croquettes de requin. Déception….

Depuis des milliers d’années, le peuple des îles nipponnes mange le riz pour les calories et le poisson pour ses protéines. Le poisson et le riz représentent l’identité de la nourriture japonaise. C’est peut-être la raison qui explique leur bonne santé physique et leur espérance de vie. Cependant, je pense que les japonais mangent beaucoup trop de poissons. Tout comme les américains qui mangent trop de bœufs. Ce sont deux problèmes différents qui ont le même résultat! La consommation humaine excessive laisse des traces. Dans le cas des japonais, c’est plutôt le vide.

Par année, en moyenne, un japonais va manger 70 kilo de poissons. À l’échelle mondiale, la moyenne par personne est de 13 kilo par personne. Je n’ai pas besoin d’en dire plus. Ils mangent tout : thon, saumon, oursins, requin, pieuvres, calmares, les œufs de poissons, les dauphins (20,000/an sont abattus) et même la baleine (environ 800/an). Malheureusement, le plus en danger semble être le thon rouge du pacifique et ce depuis la hausse de la popularité des sushis à l’échelle internationale. N’est-ce pas une drôle de coïncidence?



Maintenant, les japonais ne pêchent plus aux bords de leurs eaux. Non, ils doivent voyager vers l’Amérique du Sud et l’Antarctique pour réussir une bonne prise. N’est-ce pas alarmant et décourageant, et plus polluant dans un monde dit révolutionnaire? Au Québec, nous avons décidé de stopper les pêches avec des quotas ou même des abolition. Peut-être qu’il est trop tard pour certains poissons (la morue et la sole) comme ils sont considérés en grand danger. Nous avons procédé à des mesures préventives pour éviter le pire. Au Japon, je ne pense pas que nous y sommes rendus. Ils sont une mentalité forte patriotique, et conservatrice face aux changements culturels. En fait, si les japonais s’empêchent de pêcher, ils devront changer une alimentation dont l’histoire recule aux trois milles mondes. Est-ce que les japonais sont prêts à vivre un changement? Que vont-ils faire quand il n’y aura plus de poissons? Est-ce possible?

Je vous laisse sur ces photos du plus grand marché de poisson – Tsukiji – à Tokyo. Nous avons fait le tour Gwyn et moi pour s’arrêter sur différents types de poissons. Gwyn aimait bien me nommer les poissons qu’elle avait vus dans les eaux thaïlandaises… apparemment que certains perdent ou changent de couleurs quand ils meurent. Malheureusement, nous avons trouvé de la viande de baleine pour vraiment pas cher… n’est-ce pas illégal aujourd’hui?

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